Chaos et
lumière
 

Une après-midi, fin août 2021.

Je dors paisiblement sur le canapé pour me remettre d’un long retour de vacances de nuit. De ces voyages en voitures qui durent des heures au son d’une playlist «road trip» et des échanges à voix feutrée avec Olivier.

Miaulements rauques.
Je me réveille à moitié, encore enveloppée d’un nuage de sommeil. Je dis à mon chat de venir me rejoindre. Deux longues semaines sans se voir : envie de câlins partagés.

Miaulements rauques insistants.
J’ouvre les yeux et sens une odeur âcre de brûlé. Je file en cuisine, vérifie la plaque de cuisson, le four… rien. Je me gratte la tête, et sortant de la cuisine, mon sang se glace : des flammes immenses sortent de notre chambre !

La suite, vous la connaissez, un appartement ravagé par le feu, et tout un pan de vie parti en fumée.

Chaos.
Noir. Tout est noir. Fondu, délabré.

 ….

Dehors, il pleut.

Un voisin, qui vient de passer une heure a essayer d’endormir son fils, m’aide à mettre le chat en sécurité dans sa voiture.

Les pompiers arrivent en moins de 15 minutes. Pendant que certains éteignent le feu, d’autres vérifient que mes poumons vont bien avec douceur et gentillesse.

Les gendarmes me voyant en robe, trempée, m’offrent refuge dans leur voiture.

La maire du village passe le soir même et le lendemain matin avant ses réunions pour prendre des nouvelles. Elle reste présente pour chacune de mes questions, avec son équipe, tant que j’en ai besoin.

Une grande collecte de vêtements est organisée par la mairie : des habits pour toute la famille nous sont offerts dès le lendemain par des inconnus, présents pour aider.

D’autres inconnus nous donnent vaisselle, couvertures, matelas…

Anonymement. Dons purs et désintéressés.

Des amis, dont une que je n’avais plus vu depuis de nombreuses années, répondent présents, pour nous offrir soutien, habits, jeux pour les enfants, un canapé, et même une guitare pour ma fille.

Les bailleurs refusant des locataires pour une durée “courte” : ma famille nous héberge, 3 mois.

Une autre amie nous trouve un fabuleux lieu travail, notre cocon, où nous nous sentons tellement bien pour vous accueillir. C’est là, à Berstheim qu’est né Oxymore. Inauguré le jour de mon anniversaire et en votre présence, par une ode poétique pleine d’humour à l’Amour : « Divines ».

Un propriétaire met toute son énergie à repeindre la maison où nous sommes ensuite logés pendant plus d’un an.

Nous recevons BEAUCOUP de messages de soutien qui nous font profondément du bien et nous permettent de continuer en nous sentant entourés. Vous n’imaginez pas à que point, dans ces moments-là, juste deux phrases peuvent être si précieuses.

Jusque qu’à notre retour, un an et demi après, des amis et même des femmes des cercles de femmes et leurs conjoints répondent présents pour nous aider à réemménager.

Lumière.
Blanc, énorme élan de générosité.

….

 

Tout cela est présent.

En même temps. 

Le chaos et la lumière.

Le noir et le blanc.

Le pire et le meilleur.

La catastrophe et l’amour.

La mort et la renaissance.

Et.
Ce « et » est l’essence d’Oxymore.
Quand ça ne va pas, physiquement, moralement. Nous sommes là à vos côtés. Pour vous offrir écoute, soutien, bienveillance, chaleur et libération. Que ce soit au cours de séances d’ostéo, d’accompagnement, de cercles de femmes ou de constellations familiales : nous sommes présents.

Cette période de plus de 18 mois a été d’une intensité rare. Et grâce à vous tous, nous l’avons traversée, le cœur ému.

A chacun, à chacune,

                                                                   MERCI.

                                                                   – Laure

 

PS : Dans les pires creux de vagues de la vie, lève les yeux et regarde autour de toi: il y a sûrement une ou plusieurs personnes prêtes à être à tes côtés. Peut-être même y sont-elles déjà.

PPS : Un baume pour les temps difficiles 

PPPS : Ton ami, ta cousine, ton voisin, ta collègue serait inspiré.e par cette lettre ? Envoie-lui. 

 

Rejoins plus de 500 lecteurs et inscris-toi pour des histoires vraies, inspirantes, et des ouvertures à d’autres possibles…